Le ramadan

« Ramadan » est le 9ème mois du calendrier islamique. C’est le mois le plus sacré pour les musulmans car c’est non seulement le mois du jeûne, mais il contient également la « nuit du destin », la nuit où le Coran a été révélé à Mahomet (voir le mystère de la sourate 97).

Voyons ce que dit le Coran sur le jeûne, un des cinq piliers de l’islam, et quel en est le sens philosophique.

Le jeûne dans le Coran

O croyants, le jeûne vous est prescrit comme il était prescrit aux générations qui vous ont précédés. Le jeûne est limité à un nombre déterminé de jours. Ceux qui rompront le jeûne alors qu’ils peuvent le supporter assureront en compensation la nourriture d’un pauvre. Quiconque en fera d’avantage en sera récompensé. Mais il est préférable pour vous de jeûner. (Co. 2, 183-184)

Le jeûne est donc une tradition pré-islamique. Il n’est pas très contraignant puisque le Coran prévoit une compensation si on rompt le jeûne.

…Quiconque apercevra la nouvelle lune [le début du mois de ramadan] se disposera aussitôt à jeûner. Celui qui sera malade ou en voyage jeûnera par la suite un nombre égal de jour. Dieu veut vous rendre la chose facile et vous éviter les contraintes… (Co. 2, 185)

Il vous est permis de visiter vos femmes durant les nuits du jeûne. Dieu savait que vous étiez des transgresseurs à ce sujet, il est revenu et il vous a pardonné. Il vous est permis de manger et de boire jusqu’au moment où vous pourrez distinguer un fil blanc d’un fil noir. A partir de cet instant, jeûner jusqu’à la nuit… (Co. 2, 187)

Le jeûne démarre à l’aube. Pour les musulmans et pour les juifs, le jour commence quand la nuit tombe et les mois commencent à la nouvelle lune.

Au cours du mois de ramadan, les musulmans adultes et en bonne santé doivent s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels de l’aube au couché du soleil.

La fête de l’Aïd el-Fitr, le premier jour du mois chawwal, marque la fin de la période de ramadan. La rupture du jeûne est l’occasion de célébrations, les amis et les parents se réunissent pour partager des festins. A la fin du XIXe siècle, dans l’Empire ottoman ces célébrations donnaient lieu à des excès. C’est de là que vient le mot français « ramdam« .

Le sens philosophique du jeûne

Au XIe siècle, le philosophe musulman al Ghazali (1058-1111) écrit « Les secrets du jeûne en islam ». Dans cet ouvrage, il distingue trois sens différents au jeûne.

  1. Pour les croyants de base : le jeûne empêche l’estomac et les parties sexuelles de satisfaire leurs désirs. Il oblige l’homme à surmonter ses pulsions.
  2. Pour les élus : le jeûne permet de garder tous ses membres exempts de péchés. Il permet de résister au mal sous toutes ses formes. Il oblige l’homme à s’améliorer moralement.
  3. Enfin, les élus des élus « jeûnent » des préoccupations du monde et des pensées mondaines pour se consacrer uniquement à Dieu. Ils doivent s’abstraire de la vie terrestre, le corps se détache du monde pour se tourner vers la vie spirituelle.

Un commentaire sur “Le ramadan

  1. Il y a beaucoup d’ulcères pendant le Ramadan, du fait des remontées d’acide gastrique après les repas trop copieux du soir, juste avant d’aller dormir. Et si le Prophète avait été mal traduit, et qu’il s’agissait de jeûner du coucher du soleil au lever ? Le Prophète n’était-il pas l’ami des hommes ? Amitiés, Madeleine.

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