1571 : La dernière croisade

Contexte géopolitique

Au XVIe siècle l’Empire ottoman ne cesse de progresser vers l’ouest.
En 1522, les Hospitaliers, chassés de Jérusalem avec les Templiers, perdent l’île de Rhodes. Ils s’installent à Malte.
En 1526, la Hongrie est conquise après le bataille de Mohacs. Plus que jamais Vienne est menacée.
En 1566, la république de Gênes perd l’île de Chios.
En 1570, la république de Venise perd l’île de Chypre. Lors du siège de Nicosie, plus de 20.000 habitants sont mis à mort.

Les navires turcs s’aventurent de plus en plus loin à l’ouest et effectuent des raids sur les côtes du sud de l’Italie, alors domaine des Habsbourg qui règnent sur l’Espagne, les Pays-Bas, le Saint Empire germanique, Milan, Naples, la Sicile et les Amériques.
Les Ottomans ont installé des régences à Alger, Tunis et Tripoli d’où partent les corsaires barbaresques qui perturbent le trafic maritime.
L’Empire ottoman est à son apogée. Le commerce en Méditerranée est menacé.

La Méditerranée en 1571. Cette carte est extraite de l’Atlas historique mondial de Christian Grataloup (Les Arènes)

En 1571, le pape Pie V crée la Sainte-Ligue avec Venise dans le but de s’opposer aux Ottomans. Ce n’est plus une croisade offensive, mais défensive. Ils sont bientôt rejoints par l’Espagne de Philippe II, les Hospitaliers de Saint-Jean (Malte) et les Génois. La participation du Vatican n’est pas symbolique, depuis la fin du XVe siècle, le pape possède une armée efficace qui a étendu ses possessions au détriment de ses voisins.

Mais où est la France, « fille aînée de l’Église » ? Depuis François Ier, la France, adversaire des Habsbourg est l’alliée de l’Empire ottoman. Elle se réfugie dans une discrète neutralité.

La bataille

La Sainte-Ligue rassemble une flotte importante : 202 bâtiments dont 6 galéasses, des navires à trois mâts, propulsés par des rameurs et qui embarquent des canons. L’armée compte 30.000 soldats et 50.000 rameurs. La flotte quitte Messine le 16 septembre 1571 en direction de la Grèce et plus spécialement du Golfe de Corinthe où est réunie une flotte ottomane de 230 navires.

Le commandement des chrétiens est confié à don Juan d’Autriche, bâtard de Charles-Quint, demi-frère de Philippe II. Le pape Pie V lui fait remettre un petit reliquaire contenant un morceau de la « Vraie-Croix » pour solenniser la croisade. Il a embarqué sur une frégate légère aux voiles écarlates, la Réale, qui lui permettra de diriger la manœuvre.
La flotte ottomane est dirigée par Ali Pacha, gendre du sultan Sélim II, le fils de Soliman le Magnifique.

Le 7 octobre, la bataille s’engage au large de Lépante. Ce n’est pas à proprement parler une bataille navale, mais un combat de fantassins à distance. Ce qui n’empêche pas des navires d’être coulés par les boulets tirés les galéasses.
Dès la première salve, un mât de la Sultane, le navire amiral ottoman est touché.

Aperçu artistique de la bataille

Le combat cesse vers 17 heures par la victoire de la Sainte-Ligue. Ali Pacha a été tué par un tir d’arquebuse, ses deux fils ont été fait prisonniers. Soixante-huit galères turcs ont été coulées et 118 saisies : la flotte est anéantie. Plus de 30.000 Turcs ont été tués contre 7.500 chrétiens. Des milliers de prisonniers turcs vont connaître les chaînes dans les galères de la chrétienté. En revanche 15.000 esclaves chrétiens ont été libérés.

Conséquences

Le grand vizir, premier ministre du sultan Sélim II aurait dit à un émissaire vénitien : « En s’emparant de Chypre, nous vous avons coupé un bras, en détruisant notre flotte à Lépante, vous nous avez rasé la barbe. Et une barbe rasée repousse avec plus de force. » Effectivement, si la défaite a semé la panique à Constantinople, elle n’a pas affaibli l’Empire ottoman qui n’a perdu aucun territoire. C’est même la république de Venise qui fait la mauvaise opération. Elle ne récupère pas Chypre, et pour relancer son commerce avec l’Empire ottoman, elle doit céder des territoires en Dalmatie (actuellement en Croatie) et doit payer 300.000 ducats, plus de 10 tonnes d’or ! Un ducat vénitien, à l’époque, contient 3,5 grammes de 99,47% d’or fin.

Ducat vénitien

Néanmoins, si la flotte ottomane a été vite reconstituée, la perte de 20.000 marins expérimentés va affaiblir l’Empire qui se contentera de contrôler le trafic maritime dans l’est de la Méditerranée, en laissant le contrôle de l’ouest à l’Espagne. Les corsaires barbaresques ne cesseront cependant d’arraisonner les navires chrétiens pour capturer des esclaves. Ce qui provoquera l’intervention d’une jeune nation, les Etats-Unis qui après avoir bombardé Alger et Tunis (déjà !) signera un traité en 1797 assurant la liberté de commerce contre paiement d’un tribut et la fourniture de quatre navires. Le course ne prendra fin qu’avec l’invasion française en 1830.

Les Templiers : mystères et fantasmes

Cet article est la suite de l’article consacré aux Templiers

Que faisaient neuf chevaliers à Jérusalem ?

Plusieurs historiens contestent l’objectif des premiers « Templiers » de protéger les pèlerins sur la route de Jérusalem. Ils doutent qu’un si petit nombre de chevaliers (9 ?) aient pu mener à bien cette mission.
Que faisaient-ils donc à Jérusalem de 1019 à 1029 ? D’après ces chercheurs, le fait qu’on leur ait donné un lieu de résidence sur le Mont du temple prouve qu’ils étaient là pour mener des fouilles dans les ruines du temple de Salomon (le premier temple détruit par les Babyloniens : voir) à la recherche de l’Arche d’alliance.
Mettons les choses au point : de nos jours et depuis plus de 50 ans, des archéologues se succèdent pour fouiller le sous-sol de Jérusalem et personne n’a encore trouvé la moindre trace du temple de Salomon. La saga de Moïse est un récit mythique et l’Arche d’alliance qui est liée à ce récit est une légende. L’arche apparaît dans le Sinaï avec Moïse et disparaît du récit biblique après avoir été placée dans le temple de Salomon. Il est probable que les Hébreux aient été accompagnés dans les batailles d’un coffre contenant la représentation de leur dieu sous forme de bétyle, comme les autres peuples de l’époque, mais ce coffre n’avait rien de magique ou de fastueux.
Notons que la cité de David, la ville des Hébreux au Xe siècle avant notre ère, se trouvait au sud du Mont du temple (l’esplanade des mosquées). C’est dans cette cité que le temple aurait dû se trouver. Le Mont du temple était l’emplacement du second temple, celui qui a été embelli par Hérode le grand et détruit par les Romains en 70 et dont on voit encore un mur de soutènement, le mur des lamentations.

Les premiers chevaliers protégeaient donc bien les pèlerins se rendant à Jérusalem (prise en 1099). Le port d’Acre a été occupé en 1104 et celui de Tripoli en 1109. A ce moment, le comté de Tripoli assurait un liaison continue entre la principauté d’Antioche et le royaume de Jérusalem. Comme les pèlerins arrivaient par bateau, ils ne se déplaçaient qu’en pays conquis. Il était donc facile à quelques chevaliers de les protéger. Les protéger de quoi ? Des ribauds et ribaudes, des malandrins et des prostituées qui avaient suivi les armées des croisés. Ce sont ces voleurs, chrétiens, qui détroussaient les pèlerins, ce sont eux que les chevaliers « affrontaient ».

Cette carte est extraite de l’Atlas historique mondial de Christian Grataloup (Les Arènes)

La malédiction des rois de France

Avant d’être brûlé sur l’île aux Juifs, le 18 mars 1314, le grand maître Jacques de Molay aurait lancé une imprécation contre le roi de France, Philippe le Bel, et contre le pape, Clément V, les citant à comparaître devant Dieu avant un an. Le chroniqueur Geoffroy de Paris qui assistait à l’exécution rapporte ses paroles : « Je vais bientôt mourir, Dieu sait que c’est à tort. Il arrivera bientôt malheur à ceux qui nous condamnent sans justice. »

Un mois plus tard, en avril, Clément V, déjà malade, mourrait. Dans la même année, en novembre, Philippe le Bel chutait de cheval lors d’une chasse au sanglier et mourait. Ses trois fils lui succédèrent Louis X (1314-1316), puis Philippe V (1316-1322) et enfin Charles IV (1322-1328). Aucun n’ayant de descendance mâle, la dynastie s’est éteinte. Elle fut remplacée par la dynastie des Valois : Philippe de Valois, cousin germain de Charles IV devint roi de France sous le nom de Philippe VI.
Cette succession fut contestée par le roi d’Angleterre qui avait épousé la fille de Philippe le Bel. S’ensuivit une guerre qui dura 116 ans et qui a vu le royaume de France perdre la majorité de ses terres.
Il est curieux de noter que la dynastie des Valois a eu la même fin que la dynastie capétienne : les trois fils de Henri II lui succédèrent sans laisser de descendance mâle. Henri IV fut appelé sur le trône et inaugura le règne de la dynastie des Bourbons.

Cette malédiction est une légende propagée par un écrivain italien du XVIe siècle qui s’inspira des récits faits par un templier italien vers 1330. L’histoire a été reprise au XXe siècle par Maurice Druon en 7 volumes de 1955 à 1960. Son oeuvre a fait l’objet de deux adaptations à la télévision, en 1972 et 2005.

Où est le trésor des Templiers ?

On n’a retrouvé aucun trésor des Templiers. Mais qu’est-ce qu’un trésor à cette époque ? Se sont surtout des archives, des titres de propriété, des pièces d’argent et des instruments de culte ou des reliquaires en or. On a bien retrouvé des trésors en numéraire en France datant de l’époque mérovingienne ou du XVIe siècle, mais rien de l’époque des Templiers.
Il est peu probable que les Templiers détenaient une grande quantité de pièces d’or ou d’argent. Ils ne thésaurisaient pas, ils dépensaient beaucoup pour leurs actions en Terre sainte. S’ils avaient thésaurisé, l’économie se serait effondrée, or, elle était florissante. Ils ne possédaient que les dépôts que des tiers avaient faits. Dépôts qui ont été restitués à leurs propriétaires, dont le roi de France.
On possède leurs titres de propriété, mais pas les comptes rendus des chapitres ni leurs archives. Certains ont prétendu que ces documents étaient enfermés dans la bibliothèque secrète du Vatican. C’est la belle excuse quand on se trouve devant un mystère. Mais Napoléon Bonaparte, lors de la prise du Vatican (1798), a ramené une bonne partie de la bibliothèque en France. Les historiens ont eu accès aux 1887 documents concernant les Templiers, dont les minutes de leur procès. Napoléon les a rendu au Vatican en échange du Concordat avec l’Église et de la venue du pape à Paris pour assister au sacre de l’empereur en décembre 1804. Le docteur Augustin Cabanès (1862-1928) prétend dans son ouvrage « Les curiosités de l’Histoire » qu’on emballait le poisson aux Halles dans des documents séculaires venant du Vatican.

Lors de son audition par le pape Clément, le Templier Jean de Châlons déclara que la veille de l’arrestation des Templiers trois chariots recouverts de paille et contenant leur trésor avaient quitté l’enclos du Temple de Paris vers la mer où ils devaient embarquer sur dix-huit navires. Les Templiers étaient donc au courant de leur arrestation, ce qui est vraisemblable, l’ordre de l’arrestation ayant été donné un mois plus tôt. Pouvaient-ils sortir de Paris sans se faire remarquer ? Oui, l’enclos du Temple était hors des murs de Paris construits par Philippe-Auguste.
Cependant, deux détails choquent dans la déposition de Jean de Châlons. Il n’était pas à Paris, mais à Nemours, près de Troyes, il rapporte donc un fait mais sans en être le témoin visuel. De plus pourquoi dix-huit navires pour charger le contenu de trois chariots ?
Personne ne sait ce que sont devenus ces chariots. En 1946, le jardinier du château de Gisors en Normandie, domaine royal à l’époque de l’arrestation, Roger Lhomoy déclara avoir vu dans une crypte du château 30 coffres, 19 sarcophages et 13 statues. Après la publication du livre de Gérard de Sède, « Les Templiers sont parmi nous » en 1962, relatant cette affirmation, les chercheurs de trésor se sont succéder sur le site… sans succès. Les fouilles ont été si nombreuses qu’il a fallu sécuriser les assises du château en coulant du béton dans les excavations. La crypte des Templiers a été scellée… si elle a jamais existé.

Sont-ils à l’origine des cathédrales gothiques ?

La construction des premières cathédrales gothiques a commencé en 1135, à Sens et à Saint-Denis (Paris). Certains chercheurs affirment que Hugues de Payns, lorsqu’il revint en France en 1129, a rapporté de Jérusalem des documents contenant le secret des techniques de construction permettant l’envolée des édifices : l’utilisation de la croisée d’ogive et de l’arc boutant à la place des piliers. De quels documents s’agissait-il ? On n’en sait rien et qu’on ne me dise pas qu’il s’agit des plans du temple de Salomon !
Le style gothique n’est pas une révolution, mais une évolution. Il ne s’est pas manifesté spontanément après 1130. Le style évolue dans le temps : au gothique dit « primitif » au XIIe siècle déjà, succèdent en France le gothique « classique » (1190-1230 environ), puis le gothique « rayonnant » (v.1230 – v.1350) et enfin le gothique « flamboyant » à partir du XVe siècle, celui devant lequel on s’émerveille.
Aucunes des centaines de commanderies templières, avec leurs chapelles, ne sont de style gothique. Le premier élément architectural gothique de Terre sainte est le portail de la grande salle du Krak des Chevaliers en Syrie. Il est l’oeuvre des ouvriers qui accompagnaient Louis IX lors de sa croisade de 1248. Et ce château appartenait… aux Hospitaliers.

Portail gothique de la grande salle du Krak des Chevaliers.
Pourquoi parle-t-on de style gothique ?

Style gothique veut dire style barbare. Ce nom a été donnée par les artistes italiens (dont Vasari) à la Renaissance alors que le modèle architectural en vogue était celui des temples grecs et romains donc très épuré.

Les francs-maçons sont-ils les continuateurs de l’ordre du Temple ?

Au Moyen-Age, les gens de la construction se réunissaient pour se transmettre le savoir-faire. L’apprenti était coopté et devait présenter une oeuvre pour devenir compagnon puis maître. Ce modèle a été adopté en Ecosse puis en Angleterre (XVIIe siècle) par des nobles et des bourgeois qui se réunissaient en secret pour se transmettre des informations ésotériques ou politiques.
En 1688, le roi d’Angleterre Jacques II renversé par Guillaume de Nassau, prince d’Orange, se réfugie en France emmenant avec lui des régiments de fidèles écossais. Ces Écossais vont créer les premières loges maçonniques en France puis sur tout le continent.
Les loges maçonniques sont secrètes à plus d’un titre :

  • Les réunions se tiennent à huis clos.
  • Le recrutement se fait par cooptions.
  • Les maçons s’engagent par serment à ne pas révéler ce qui se passe durant les réunions, les tenues.
  • Les initiations font appel à une symbolique dont le « mystère » est révélé.

Comment les loges maçonniques détiennent-elles des secrets, des réponses aux mystères de la vie ou de l’Histoire. C’est là toute la question et c’est sur cette interrogation que vont naître une foule d’obédiences plus ou moins sérieuses. Ainsi, certaines font remonter le savoir transmis à des « supérieurs inconnus », des hommes discrets ou des êtres exceptionnels comme le raconte l’ésotériste René Guénon (1886-1951) qui les situe dans l’Agartha, une cité souterraine dans le désert de Gobi qu’aurait visitée Ossendowski, un géologue fuyant la révolution bolchevique. C’est dans cette veine qu’on doit classer la Stricte observance templière (créée en 1751) qui comprend un grade nommé « chevalier du Temple ».
En 1804, dans l’église Saint-Paul et Saint-Antoine de Paris, le docteur Bernard Raymond Fabré-Palaprat ressuscite, dans le faste, l’Ordre du Temple, rien que ça, dont il se proclame grand-maître, titre que lui aurait transmis Claude-Matthieu Radix de Chevillon, décédé en 1792. Bonaparte y a même envoyé des hussards de sa garde pour encadrer la cérémonie.
L’Ordre ne survivra pas très longtemps à son Grand-maître, mais d’autres obédiences maçonniques ont pris la relève et existent toujours.

Image copiée du site Stricte observance templière.com

Les obédiences maçonniques se rattachant aux Templiers ont produit des documents prouvant leur filiation directe, par des Grands-maîtres demeurés cachés… documents qui, bien entendu, sont sujets à caution. La vraie filiation templière est à chercher dans les ordres créés dès la dissolution des Templiers au Portugal et en Espagne.
Notons que le temps a passé et qu’aucune révélation nouvelle n’a été faite.

La Maçonnerie aujourd’hui en France

Il existe deux grandes obédiences en France : la Grande loge nationale française, catholique et élitiste, elle est reconnue par la loge-mère d’Angleterre, elle est dite régulière, et le Grand Orient de France, progressiste et non reconnu. Les deux loges se différencient par plusieurs points dont les principaux sont : les membres de la Grande loge déclarent croire en Dieu, le grand architecte de l’Univers (« in God we trust » est l’article premier de la règle, texte qui figure sur les billets de banque américains), les réunions se passent devant une Bible ouverte et il est interdit d’émettre des critiques sur la religion ou la politique.

Notons le symbole maçonnique de l’œil dans un triangle. Les trois premiers présidents des Etats-Unis étaient francs-maçons : Washington, Adams et Jefferson

Qu’est-ce que la francs-maçonnerie ? Le Grand Orient de France donnait la définition suivante : « La mission de la franc-maçonnerie est avant tout de former des hommes, de modifier peu à peu leur comportement d’individus impulsifs et égoïstes en des personnalités conscientes et ouvertes au monde… Les symboles qui parlent aux sens constituent la forme essentielle du langage maçonniqueC’est une organisation fraternelle.« 

Quels sont les secrets qu’on y apprend ? Le Grand-maître Joseph-Antoine Pont successeur de Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), célèbre maçon, disait dans une lettre à un ami : « Comme vous sans doute, très cher frère, je croyais qu’au grade suivant je trouverais la perle promise et, comme tant d’autres, je me trouvai au terme sans avoir découvert ce bijou. »

Et plus encore !

Les Templiers auraient orchestré la fin de la monarchie française en 1792. La preuve ? Le roi Louis XVI a été symboliquement enfermé dans la tour du Temple.

Les Templiers auraient fait du commerce avec les Aztèques. Ils auraient rapporté de l’argent du Mexique. La preuve ? Le port de la Rochelle qui donne sur l’Atlantique était entouré de commanderies. Ce port n’a pas de réelle destination sauf le large de l’Atlantique. Il est trop loin de l’Angleterre desservie par Calais et de la péninsule ibérique desservie par Bordeaux. L’apport conséquent d’argent aurait enrichi l’ordre du Temple et fait dévaluer la monnaie (ce qui est faux).

Les Templiers auraient ramené de Terre sainte le Saint-Graal. La preuve ? C’est à partir de cette époque qu’on commence à en parler.
Je ne peux que reprendre ce que j’ai écrit dans les reliques de la passion.
Plus de 200 coupes se disputent le titre de Saint-Graal officiel. Une coupe conservée dans la cathédrale de León en Espagne tient aujourd’hui la corde. Pour quelle raison ? C’est une coupe en onyx serti d’or, la parure date du XIe siècle. Or, c’est au XIe siècle qu’un ambassadeur arabe a remis cette coupe au roi Ferdinand le Grand de León. Au IXe siècle, Charlemagne avait fait dresser l’inventaire des objets se trouvant dans le Saint-sépulcre et ce document administratif fait mention d’une coupe qui était gardée par deux diacres. Depuis cette coupe avait disparu, il est probable qu’elle ait été emportée lors d’un pillage, le Saint-sépulcre ayant été détruit par les musulmans en 1009, après plusieurs incendies probablement accidentels au siècle précédent. Ce qui est très intéressant, c’est le compte rendu d’un pèlerin qui avait visité le Saint-sépulcre. Il décrit le calice, qui y est exposé, comme étant une coupe en onyx.

Le seul vrai mystère des Templiers

Pourquoi le pape Clément V a-t-il refusé à deux reprises, à Poitiers et à Troyes, de débattre en public des accusations contre les Templiers ? Pourquoi, alors qu’ils avouaient cracher sur la croix, ne les a-t-il pas déclarés hérétiques ?