Les juifs, le peuple élu ?

Bezalel Smotrich, ministre des Finances du gouvernement Netanyahu, a déclaré : « nous Juifs ne devons pas respecter les lois et les règles internationales car nous sommes le peuple élu« .

D’où vient cette croyance ? Dans la Genèse, …

YHWH dit à Abram : « Quitte ton pays et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom ; sois une bénédiction »…
Abram partit, comme lui avait dit YHWH, et Lot partit avec lui… Ils se mirent en route pour le pays de Canaan. (Ge 12, 1-4)

Après s’être adressé à un couple (Adam et Ève), puis à la famille de Noé, et avoir essuyé deux échecs, Dieu jette maintenant son dévolu sur un clan nomade : un couple âgé, Abraham et sa femme Sarah, sans enfant, et leur neveu, Lot, qui a deux filles.

Cela fait-il des Juifs un peuple élu ? Cette proposition est un sophisme, un raisonnement qui, sous une apparence de vérité, est (délibérément) faux.
Et cela pour deux raisons : les Juifs ne forment pas un peuple et le clan d’Abraham n’est pas élu, mais choisi.

Expliquons-nous.

Lire la suite « Les juifs, le peuple élu ? »

La Torah a été falsifiée !

Dans le Coran

Plusieurs passages du Coran accusent les juifs et les chrétiens d’avoir falsifié leurs livres. C’est une des raisons qui justifient un nouveau message porté par un nouveau prophète : Mahomet.

  • Eh bien, espérez-vous (musulmans) que de pareils gens (les juifs) vous partageront la foi ? Alors qu’un groupe d’entre eux, après avoir entendu et compris la parole de Dieu, la falsifièrent sciemment. (Co. 2, 75)
  • Malheur donc à ceux qui de leurs propres mains composèrent un livre puis le présentent comme venant de Dieu pour en tirer un vil profit. (Co. 2, 79)
  • Il en est parmi les juifs qui détournent les mots de leur sens, et disent : « Nous avions entendu, mais nous avons désobéi ». (Co. 4, 46)
  • Et puis, à cause de la violation de leur engagement, nous les avons maudits et endurci leurs cœurs ; ils détournent les paroles de leur sens et oublie une partie de ce qui leur a été rappelé… Pardonne-leur car Dieu aime les bienfaisants (Co. 5, 13)

Confirmé dans la Bible hébraïque

Mais cette idée n’est pas neuve. La Bible hébraïque parle déjà de la falsification des écritures. Ainsi, dans le Livre de Jérémie, on peut lire (8:8)

Comment pouvez-vous dire : « Nous sommes sages
Et la Loi de YHWH est avec nous ! « 
Vraiment, c’est dans le mensonge que l’a changée
le calame [outil d’écriture] mensonger des scribes !

Qui est Jérémie ?

Jérémie serait un prophète qui aurait vécu la destruction du temple de Jérusalem par les Chaldéens (les Babyloniens) en 587 avant notre ère, ainsi que la déportation des élites judéennes vers Babylone.

Les prophètes étaient, à l’origine, des hommes de cour qui conseillaient les rois et les aidaient à prendre les grandes décisions en invoquant les dieux. Il n’était pas rare de voir des prophètes de différents dieux entrer en compétition pour s’attirer la bienveillance des rois. On retrouve la même fonction à Rome : les haruspices, les devins qui lisaient dans les entrailles des animaux sacrifiés.

Dans la Bible, les prophètes sont des personnages indépendants, solitaires ou ayant rassemblé autour d’eux quelques disciples. Ils sont la voix de YHWH : naturellement ou artificiellement par l’usage de psychotropes, de jeûnes ou de transes, ils entrent en contact avec Dieu et rapportent ses paroles. Ainsi, on lit dans l’apocryphe Esdras IV : « Je jeûnais sept jours… (5, 20) et … ne mangeant que des fleurs des champs… au bout de sept jours, j’eus un songe pendant la nuit…  » (12, 51 – 13, 1).
Le Livre de la Genèse, 20, 7, clarifie la fonction de prophète : « Il est prophète et il intercédera pour toi », grâce à sa relation privilégiée avec Dieu.

Un certain nombre de livres de la Bible portent des noms de prophètes, mais rien ne laisse penser qu’ils ont été écrits par eux, ni même de leur vivant : ces livres parlent simplement d’eux. L’existence de ces prophètes n’est cautionnée que par la Bible.

Le livre qui est attribué à Jérémie contient autant de notes biographiques que de prophéties. Il est décrit comme solitaire à cause de ses dons de prophétie, ce dont il se plaint.
Lors de l’occupation babylonienne, il adhère au parti de la collaboration, arguant que les malheurs des Judéens ne doivent être imputés qu’à leur dérive morale et religieuse, ce qui ne le rend pas populaire. Il finira ses jours en Égypte.

Le(s) projet(s) de Dieu

Contexte

Je prépare un article intitulé « les juifs, un peuple élu ? ». Pour traiter correctement le sujet, j’ai pensé qu’il serait intéressant de connaître le projet de Dieu… selon la Bible. Malheureusement, la réponse n’est pas évidente. J’ai donc sollicité l’aide de ChatGPT. Je vous livre ici les réponses qu’il a données à mes questions. Pour ce faire, je lui ai imposé un style : « Dire clairement les choses, ne pas édulcorer les réponses. Adopter une approche faite de questionnement et de doutes.« 

Lire la suite « Le(s) projet(s) de Dieu »

Les haredim, un danger pour Israël

Qui sont les haredim ? Ils sont mieux connus sous le nom de juifs ultra-orthodoxes. Ce groupe de juifs religieux est tiraillé entre le respect des principes de la Torah vieux de 2500 ans et le mode de vie du XIXe siècle en Europe de l’Est.

Tous les haredim ne sont pas habillés en noir (voir note 2 à la fin de l’article)

En quoi sont-ils un danger pour l’État d’Israël ?
En 2024, Israël a enregistré 181 000 naissances. Mais 30 % de ces naissances sont le fait d’un seul et unique groupe, les haredim (voir note 1 à la fin de l’article). Alors qu’une Israélienne donne naissance en moyenne à 2,9 enfants, les haredim ont un taux de reproduction de plus de 6 enfants.
Alors qu’ils représentent 13 % de la population, en 2060, ils seront 35 %.

Et alors ?
Les haredim ne travaillent pas, ils quittent l’école très jeune et vivent de l’assistance de l’État. Ils passent leur vie à étudier la Torah et le Talmud, de 9 heures du matin à 18 heures le soir.
Leurs épouses peuvent travailler, si l’éducation des enfants le leur permet.

Donc, le danger est surtout économique. Les Israéliens travaillent pour faire vivre des non-productifs. Les haredim sont rémunérés pour étudier, entre 350 et 700 EUR par mois, leurs écoles sont subsidiées bien qu’elles n’enseignent pas certaines matières, comme les mathématiques et l’anglais, et ils bénéficient bien entendu des allocations familiales.
Ce financement des non-productifs par les productifs n’a rien à voir avec le problème des retraites dans nos pays. La retraite n’est pas une allocation, c’est un droit. Le retraité a cotisé toute sa vie pour bénéficier d’une pension. Le problème vient du fait que l’État n’a pas géré ces rentrées en bon père de famille, mais a dilapidé cet argent, la plupart du temps dans des projets sans avenir.

En 2060, l’État d’Israël devra trouver des milliards de dollars par an pour subvenir aux besoins d’une tranche de la population qui le parasite.

Influences sur la société

Grâce à leurs partis politiques très actifs et présents dans le gouvernement, le Shas et le Yahadout HaTorah influencent la vie de la société israélienne. Ainsi :

  • Fermeture des commerces, transports, et services publics le jour du Shabbat dans de nombreuses villes, sauf, par exemple, Haïfa, considérée comme ville laïque.
  • Interdiction de vendre du pain levé pendant Pâque.
  • Séparation des hommes et des femmes pour la prière au mur des lamentations.
  • Contrôle des mariages, des divorces et des enterrements juifs. Il n’existe pas de mariage civil en Israël, les couples non reconnus religieusement doivent se marier à l’étranger.

En plus, les haredim sont exemptés du service militaire, ce qui provoque des débats à l’assemblée, la Knesset. Mais, comme ils sont représentés au gouvernement, ils bloquent toute décision en ce sens.

Note 1 : les naissances

Parmi les 181 000 enfants nés en 2024, 74 % ont une mère juive et 26 % une mère arabe, mais israélienne. Il ne faut pas confondre une Israélienne arabe et une Palestinienne.

Une Israélienne arabe a un passeport israélien, elle est citoyenne d’Israël. Elle habite dans les frontières d’Israël de 1948, ses parents n’ont pas fui lors de la prise de contrôle de ces territoires par les Juifs. Elle bénéficie des lois israéliennes… jusqu’à un certain point.

La Palestinienne a la citoyenneté palestinienne, ou est apatride. Elle réside à Gaza, en Cisjordanie ou dans les pays voisins (Liban, Jordanie). Pour les Israéliens, elle n’a pas de droits, sauf, théoriquement, si elle réside à Jérusalem-Est, mais ils sont souvent bafoués (expulsion, interdiction de circuler dans certains quartiers, etc).

Madame Golda Meir (née Golda Mabovitch), ancienne première ministre d’Israël se targuait d’avoir eu un passeport palestinien de 1921 à 1948. Pour la petite histoire, elle occupait une superbe maison appartenant à un Palestinien qui avait fui l’occupation israélienne. Elle était la « gardienne des propriétés des absents« .

Note 2 : l’habillement

Tous les haredim ne sont pas habillés de noir. En majorité, ils sont ashkénazes, ils viennent des pays de l’Est, ils portent une chemise blanche, des habits et un chapeau noirs. Parmi eux, les hassidim, appartenant à un courant mystique, se distinguent par un manteau long, un chapeau en fourrure le jour du Shabbat et pour les fêtes, et une ceinture spéciale lors de la prière.
D’autres haredim ont renoncé à la tradition vestimentaire. Mais tous les haredim portent des tresses. Ils se réfèrent pour cela au Lévitique, 19:27 : « vous n’arrondirez pas le bord de votre chevelure et vous ne couperez pas le bord de votre barbe« .
Les femmes haredi portent des perruques ou se couvrent la tête.
Notons qu’il n’y a aucun verset de la Bible qui préconise le port de la kippa, ni d’un chapeau, ni d’un foulard ! C’est une tradition post-biblique qui découle d’un seul passage du Talmud (IVe siècle de notre ère) faisant référence à un choix personnel, celui d’un rabbin vivant à Babylone au IIIe siècle : « Rav Houna, fils de Rav Yehoshoua, ne marchait jamais quatre coudées à découvert (sans couvre-chef). Il disait : « La Shekhina est au-dessus de ma tête. » » (Talmud Bavli, Kiddoushin 31a)

Colons ultra orthodoxes

Des haredim pro-palestinien ?

Dans le quartier de Méa Shéarim, dans la vieille ville de Jérusalem, réservé aux haredim, des drapeaux palestiniens flottent aux fenêtres de certaines maisons. Ces maisons sont habitées par les Neturei Karta (« les gardiens de la cité« ) qui sont antisionistes et ne reconnaissent pas l’État d’Israël. Pour eux, les juifs doivent continuer à errer jusqu’à ce que le Messie donne l’ordre de revenir en Judée.

Les valeurs de l’Europe sont celles du Talmud

C’est ce qu’affirmait la présidente de la Commission européenne le 14 juin 2022 dans un discours à l’Université Ben-Gurion du Néguev.
Sur les réseaux sociaux, le bruit court que cette information est fausse. Or le site de la Commission reprend le texte de ce discours (https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/hu/speech_22_3685). On y lit : « L’Europe, ce sont les valeurs du Talmud, le sens juif de la responsabilité personnelle, de la justice et de la solidarité.« . J’ai ajouté ce (long texte) à la fin de l’article et j’y ai souligné le passage ci-dessus.

On oublie donc la philosophie gréco-romaine, on oublie la morale des évangiles ; les valeurs de l’Europe, c’est le Talmud (pas la Torah), le Talmud, un recueil du Ve siècle qui compile les enseignements et les commentaires des grands rabbins.
En quoi cette affirmation est-elle choquante ? Remontons dans le temps, revenons en 1240, à Paris.

Lire la suite « Les valeurs de l’Europe sont celles du Talmud »

La terre promise

Le Grand Israël

Les sionistes ont ressorti un passage du livre de la Genèse (versets 15:18-21) pour justifier leurs prétentions territoriales. On y lit : Ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abraham et lui dit : « Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate, le pays des Qénites, des Qénizzites, des Qadmonites, des Hittites, des Perizzites, des Rephaïm, des Amorites, des Cananéens, des Girgashites et des Jébuséens. »

Géographiquement, ces terres vont du Nil à l’Euphrate, et de la Turquie (Hittites) au désert arabique en passant par la Syrie (Amorites). C’est ce que les sionistes appellent le « Grand Israël »… qui n’a jamais existé, ni été revendiqué jusqu’à aujourd’hui.

Ce territoire correspond, en fait, à la satrapie perse de Transeuphratène dans laquelle la Judée était une province au Ve siècle avant notre ère.

Cette terre n’est pas inhabitée, elle doit être conquise par la force. L’éradication des peuples présents sur ces terres doit être totale : « Tu mettras à mort hommes et femmes, enfants et nourrissons, gros bétails et petit bétail, chameaux et ânes« . (1Samuel 15, 3)

Carte des revendications sionistes.

Remarquons que le territoire des Hittites, la Turquie, est soigneusement évité. La Turquie est membre de l’OTAN, dont elle est la seconde puissance militaire : elle entretient une armée de 400 000 soldats.

Lire la suite « La terre promise »

Le Mur des Lamentations

Le Mur des Lamentations n’a pas de rapport avec la victimisation des Juifs dans l’Allemagne nazie. C’est la désignation chrétienne du mur occidental de l’esplanade du temple de Jérusalem détruit, à peine terminé, par le général romain Titus, le 30 août 70, le 9 Av du calendrier juif. Titus deviendra empereur en 79, succédant à son père Vespasien.
Les musulmans nomment le mur al-Bouraq, du nom de la monture mythique, un cheval ailé à tête de femme, emprunté par Mahomet pour voyager de La Mecque à Jérusalem et y monter aux cieux… d’après la Sîra (I, 396-403), la biographie du prophète écrite 200 ans après sa mort. Mahomet aurait attaché sa monture à ce mur. Ce récit est censé valider le verset 1 de la sourate 17 : « Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur du lieu de prière sacré vers le lieu de prière éloigné dont nous avons béni l’enceinte pour lui montrer nos merveilles« .

Comment ce monument archéologique, silencieux, muet sans aucune inscription, est-il devenu un lieu de recueillement puis le lieu le plus saint de Jérusalem, passage obligé pour tout chef d’État en visite à Jérusalem.

Lire la suite « Le Mur des Lamentations »

La femme de Dieu

En « Terre sainte », on a découvert des inscriptions célébrant « YHWH et son Ashéra« . YHWH a donc eu une épouse ou, plus précisément, une parèdre. Ashéra était la parèdre de YHWH ; elle était une divinité associée à YHWH.
Qui était Ashéra ? La Bible parle-t-elle de cette union ?

YHWH avec Baal (?) et probablement Ashéra au vu du texte, fragment de jarre vers -800. L’inscription se lit : « Dis à Yaheli et a Yo’asha et à […], je t’ai béni par YHWH de Samarie (ou notre gardien) et par son Ashéra »
Lire la suite « La femme de Dieu »

L’archéologie en Cisjordanie

Je reprends ici, in extenso, la fin d’un article de Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine à Jérusalem.


Archéologie et politique

Quand la politique s’en mêle

Beaucoup d’archéologues se battent pour continuer à travailler sur la période dont ils sont spécialistes, même si leurs découvertes ne servent pas un discours politique et c’est tant mieux. Beaucoup sont ceux parmi eux qui se sont insurgés contre un projet de loi israélien, présenté en juillet 2024, visant à annexer toute l’archéologie dans les Territoires palestiniens. Officiellement, il s’agit « d’appliquer des mesures contre la destruction des sites patrimoniaux dans la zone B de la Cisjordanie« . Officieusement, d’après l’ONG israélienne Emek Shaveh, le but est de « restreindre le développement et même de procéder à des démolitions dans les zones désignées comme sites d’antiquités ou soupçonnées de contenir des antiquités« . Le texte justifie que « ces découvertes archéologiques appartiennent au peuple d’Israël » et « n’ont donc aucun lien historique ou autre avec l’Autorité palestinienne« .

C’est comme si les Italiens d’aujourd’hui décidaient d’annexer Nîmes, Arles, Lyon, Orange, Autun à l’Italie au motif que ces villes recèlent des trésors de l’illustre passé de l’Empire romain.
L’ethnicisation de l’histoire est un contresens.


Comment prononcer YHWH ?

Comment se prononce de tétragramme YHWH ? Bizarrement, on n’en sait rien.

La légende veut que seuls les grands prêtres, une fois par an lors de la fête du Yom Kippour, la fête du grand pardon, puissent prononcer ce nom, seuls face à Dieu. Mais un grand prêtre est mort avant d’avoir révélé le secret à son successeur et, faute de transmission, depuis le IIIe siècle avant notre ère, la prononciation s’est perdue.

Au VIIIe siècle, lorsque des voyelles ont été ajoutées aux textes, le mot YHWH n’a pas été modifié.

Les juifs, lorsqu’ils rencontrent ce mot dans la lecture de la Torah, lui substituent « Adonaï », qui signifie Seigneur. Dans la vie de tous les jours et lors de la lecture du Talmud, les rigoristes utilisent « ha shem » : le nom.

En français, on a ajouté un A et un E ce qui donne : Yahvé. En allemand, un E, un O et un A a donné : Jéhovah.

D’après André Chouraqui, YHWH se prononçait Yah, Thomas Römer propose Yao.

Mais comment se prononce ce mot lorsqu’il est intégré dans le nom d’une personne ? Le premier ministre israélien s’appelle Mileikowsky et a changé son nom en Netanyahou, ce qui signifie « YHWH a donné », donc dans ce cas, YHWH se prononce Yahou. On le retrouve dans Elyahou, « le Seigneur est mon Dieu ».

Le rapprochement linguistique entre YHWH et Yahou n’est pas fortuit. Au début du Ve siècle avant notre ère, des mercenaires judéens, ayant fui les Babyloniens, se sont installés en Égypte où ils défendaient la frontière sud. Ils ont construit un temple sur l’île d’Éléphantine, face à Assouan, temple consacré à Yahou ou Yaho, ce qui semble être une ancienne prononciation de YHWH. Ce temple abritait d’autres dieux. Il sera détruit vers 410 à l’instigation de prêtres égyptiens.