Le roi David… historique

La saga des trois premiers rois d’Israël, Saül, David et Salomon est une histoire complexe et longue. Elle s’étale sur trois livres de la Bible : les deux livres de Samuel et le premier livre des Rois. Elle ne rapporte pas des faits historiques du Xe siècle avant notre ère, elle a été construite sur plusieurs siècles et reflète les situations vécues à différentes époques.

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Et si la Terre était unique

Cet article est inspiré du documentaire du même nom réalisé par Laurent Lichtenstein.

Naissance de la Terre

L’Univers a été créé voici 13,8 milliards d’années. Il a surgi d’une singularité cosmique, un euphémisme pour dire qu’on ignore ce qu’il s’est passé quelques fractions de secondes avant son apparition. Cette « singularité » a été nommée le Big Bang, bien qu’aucune explosion n’ait eu lieu. L’Univers compte des milliards de galaxies, chaque galaxie, dont la nôtre, la Voie Lactée compte des milliards d’étoiles. La nôtre s’appelle le Soleil qui est né, ainsi que les planètes et objets divers qui l’accompagnent à partir d’un nuage de gaz et de poussières (hydrogène, hélium, glaces et silicates), il y a 4,6 milliards d’années. Cette nébuleuse s’est condensée par effondrement gravitationnel.

Situation idéale par rapport au Soleil

Dans le ballet des huit planètes qui tournent autour du soleil, la Terre occupe une position privilégiée, ni trop près, ni trop loin du Soleil. On a longtemps considéré le système solaire comme le prototype des systèmes planétaires dans l’Univers. Mais depuis qu’on a pu étudier des exoplanètes (fin du XXe siècle), on se rend compte que ce sont les grosses planètes, telles Jupiter et Saturne, qui sont proches des étoiles.

Et c’est logique. La gravitation, l’attraction entre deux objets, est directement proportionnelle à leur masse. La Terre aurait dû être rejetée vers l’extérieur du système, vers les espaces glacés.
Que s’est-il passé dans le système solaire ?
Premier coup de pouce du destin : alors que le système était en formation, Jupiter commençait à se rapprocher du Soleil pour y occuper une place de choix quand l’attraction de Saturne stoppa sa migration et figea les positions. Jupiter s’était approchée trop près de Mars, avalant une partie des poussières qui allaient s’agglomérer pour former cette planète. Mars devint trop petite pour garder une atmosphère.

Présence d’eau

La Terre se trouve dans une zone rocheuse, elle devrait être pauvre en eau. L’eau sous forme de glace se trouve aux confins du système solaire, dans sa partie froide. Nouveau coup de pouce du destin, la Terre, boule de feu, fut bombardée par des astéroïdes et des comètes qui tournent autour du soleil, déversant leur glace sur la Terre. Cette eau a été piégée par le magma et a remonté vers la surface, il y a 4 milliards d’années, grâce aux éruptions volcaniques dont le gaz contient 95% de vapeur d’eau et du CO2.

Note : Astéroïdes et comètes

Ce sont des résidus du nuage de gaz originel.
Les astéroïdes sont des objets composés de roches, de métaux ou de glace. Ils tournent autour du soleil. Ceux composés de glace se trouvent au-delà de Neptune, dans la ceinture de Kuiper, les astéroïdes rocheux ou métalliques sont plus près de nous, entre Mars et Jupiter. Contrairement à ce que les films nous montrent, les astéroïdes de cette ceinture sont très éloignés les unes des autres. Il y a peu de chance de collision en la traversant.

Les comètes sont de petits corps célestes composés essentiellement de glace. Ils tournent autour du Soleil, mais leur orbite est très elliptique. Elles proviendraient des confins du système solaire, de la ceinture de Kuiper ou du nuage de Oort qui s’étendrait de 0,3 année lumière jusqu’à 2 années lumière du Soleil, soit la moitié de la distance qui nous sépare de la plus proche étoile, Alpha de Centaure.

Effet de serre

A cette époque, il y a 4 milliards d’années, le Soleil était moins chaud qu’aujourd’hui de 30%. Le CO2 a provoqué un effet de serre, qui empêcha l’eau de geler et permit la création des océans. Le CO2 s’est dissous dans les océans et est devenu inerte sous forme minérale, le calcaire.

La tectonique des plaques

Tout le CO2 va-t-il se dissoudre dans les océans ? Non, grâce à la tectonique des plaques, du CO2 est rejeté dans l’atmosphère alimentant l’effet de serre. La tectonique des plaques est une particularité de la Terre : en se refroidissant, la croûte terrestre ne s’est pas entièrement soudée, elle s’est fragmentée en une dizaine de plaques qui dérivent grâce au mouvement du manteau plus mou. La tectonique des plaques, unique dans le système solaire, est le thermostat de la Terre.

Mars est deux fois plus petite, sa gravité est plus faible et elle n’a pas de tectonique des plaque, elle n’a pas pu retenir son atmosphère. Vénus a la bonne taille, mais elle est trop chaude, l’eau du manteau s’est évaporée.

Une collision miraculeuse : bienfait de la Lune

Pourquoi la Terre est-elle lubrifiée à l’intérieur ? Lors sa formation, la Terre a été heurtée par une planète de la taille de Mars que les astronomes ont surnommée Théa. Le choc s’est produit à une vitesse de 150 km/sec. Une énergie énorme s’est dégagée, la Terre a été fendue en deux, les noyaux des deux planètes ont fusionné et leurs eaux se sont mélangées.

Les débris de la collision ont tourné autour de la nouvelle planète, notre Terre. Ils se sont agglomérés et ont donné naissance à la Lune. La Lune est une exception dans le système solaire : c’est le plus gros satellite par rapport à la taille de sa planète. Et cette caractéristique va influencer notre Terre par sa masse. La Lune est à 384.0000 km de la Terre dont elle s’éloigne de 3 à 4 cm par an. Elle était donc plus proche de la Terre à l’origine et les jours étaient plus courts.

On connaît son influence sur les marées, mais elle a surtout stabilisé l’axe de rotation de la Terre qui sans elle, oscillerait comme une toupie. Elle stabilise le climat de la Terre.

La chaîne de la vie

La Terre a donc de gros atouts : le climat est stable, elle a de l’eau et une atmosphère. Elle va recevoir des molécules énergétiques à base de carbone, des molécules organiques semées par les comètes. Les comètes, vestige du nuage originel, contiennent les éléments qui auraient pu contribuer à la formation de la vie sur Terre. Sur la comète Tchouri, visitée lors de la mission Rosetta (en 2014), on a trouvé notamment un acide aminé, la glycine, et du phosphore qui est un composant essentiel de l’ADN.

Mais les molécules venant des comètes dont les gaz s’évaporent en passant près du soleil, n’arrivent pas telles quelles sur le Terre. Elles subissent des transformations dues à la chaleur, au rayonnement ultra-violet et à la réaction avec d’autres éléments chimiques.

La photosynthèse et la fabrication de l’oxygène

Les bases de la vie, les acides aminés et les sucres, sont probablement venues de l’espace. Mais on ignore aujourd’hui comment on passe de la chimie à la biologie. On ignore comment les membranes cellulaires se sont formées.

On pense que tous les êtres se sont formés à partir d’un ancêtre commun. Tout le vivant possède les mêmes caractéristiques : les mêmes composants chimiques, les mêmes protéines, les mêmes 20 acides aminés… alors que les météorites en offrent une panoplie de 80 et que plus de 500 existent dans la nature.

Un des êtres vivant aux origines (plus de 3 milliards d’années), les stromatolites (une cyanobactérie) qui forment un tapis sédimentaire, a sans doute contribué à créer notre atmosphère riche en oxygène, grâce à la photosynthèse. Il fabrique sa nourriture à partir de l’eau, du CO2 et de la lumière rejetant de l’oxygène. L’oxygène s’échappe dans l’atmosphère et se transforme lorsqu’il rencontre les rayons ultraviolets provenant du Soleil, en ozone dont la couche va nous protéger des photons les plus énergétiques (les ultraviolets entre autres), néfastes pour le développement d’une vie terrestre et océanique plus complexe.

L’évolution

Le vie sur terre qui devient propice à de nouvelles formes adaptées à l’oxygène change. C’est le règne de la chlorophylle (produite par la photosynthèse).
Grâce à l’oxygène, nécessaire au fonctionnement des muscles et du cerveau, des formes plus complexes peuvent voir le jour. L’évolution de la vie a été façonnée par notre planète. La vie explore tous les possibles, elle ne se répète pas, c’est un processus aléatoire.
L’homme va probablement détruire l’écosystème et la biodiversité de la terre. Mais la conclusion semble sans appel : il n’y a pas de planète B pour les hommes.

Nous sommes tous espionnés !

Nous sommes tous susceptibles d’être la cible d’un logiciel de surveillance qui nous espionnerait. Certains facilitent la tâche de ces collecteurs d’informations en exhibant leur vie privée sur les réseaux sociaux et … les sites de rencontre. Attention DANGER.

Edward Snowden : la révélation

Edward Snowden (né en 1983) est un informaticien qui a été engagé par la CIA, puis qui a travaillé pour la NSA (National Security Agency) comme administrateur de système. A la suite des remarques de son chef sur sa vie privée, il commence à se douter qu’il est sous surveillance. Il découvre que ses communications sont écoutées et que la caméra du PC de sa compagne s’active automatiquement.
Son niveau d’accréditation à la NSA lui permet de mener son enquête. Il découvre un système d’écoute et d’espionnage à grande échelle, non seulement des présumés terroristes mais de nombreux citoyens lambda. Il décide de faire part de ses découvertes aux média. Il copie de nombreux documents classés top-secret. Ensuite, il quitte la NSA et se rend à Hong Kong où il remet les documents à un avocat et un journaliste qu’il a contactés. Ses révélations sont publiées par le Guardian (GB) et le Washington Post dès le 5 juin 2013, elles mettent en cause les États-Unis (programme PRISM) et la Grande Bretagne.
Le 9 juin, Snowden dévoile son identité et déclare « dire aux citoyens ce qui est fait en leur nom et ce qui est fait contre eux. »
Il quitte Hong Kong le 23 juin car une demande d’extradition a été émise par les États-Unis. Alors qu’il est en transit à Moscou, se rendant probablement en Équateur, il est bloqué dans la zone de transit, son passeport lui ayant été retiré.

Il finira pas obtenir l’asile politique en Russie tout d’abord pour un an, puis pour deux périodes de 3 ans, avant d’obtenir le droit d’asile permanent en 2020. Sa compagne l’avait rejoint à Moscou en 2014.

Aucun pays n’a voulu l’accueillir. Alors que les document prouvent que le président français Hollande faisait l’objet d’une surveillance de la part de la NSA, celui-ci s’est opposé à l’accueil de Snowden. Même chose en Allemagne où la chancelière Angela Merkel était également surveillée.

Le président Obama, sur qui Snowden comptait pour l’appuyer dans sa démarche moralisatice, s’est impliqué personnellement pour demander son extradition assurant qu’il ne serait ni condamné à mort… ni torturé, mais qu’il devait payer le prix de sa trahison ! Lors d’un sondage, 40% des Américains ont considéré que c’était un traître.

Les journaux « Guardian » et « Washington Post » ont reçu le prix Pulitzer en 2014 pour les publications des révélations de Snowden dans un contexte politique pourtant menaçant.

En 2015, le directeur de la CIA, John Brennan a accusé Snowden d’être responsable des attentats de Paris et d’avoir mis en danger la sécurité nationale de nombreux pays.

Pour la petite histoire : il est de notoriété publique qu’en France, sous le présidence de Mitterrand, de nombreuses personnes étaient sur écoute téléphonique, surtout des journalistes, mais également des gens du spectacle comme Carole Bouquet (?). Une blague circulait parmi les journalistes : « si tu n’es pas sur écoute, tu vas te faire virer« .

Pegasus : l’espion électronique

En 2013, en pleine crise Snowden, la société israélienne NSO Group a mis sur le marché un logiciel espion : Pegasus. Ce logiciel, comme le projet PRISM dévoilé par Snowden, prend le contrôle d’un téléphone portable, permet d’enregistrer les communications, d’accéder aux mails, SMS et photos, de déclencher la caméra et le micro et d’activer la géolocalisation. Il exploite toutes les failles des systèmes chargés sur le téléphone. Whatsapp s’est rendu compte qu’une faille dans son programme avait été utilisée durant deux ans.

Une quarantaine de pays ont déjà acquis ce programme de surveillance. Parmi eux, on peut citer la Hongrie, le Brésil, qui avait soutenu Snowden en son temps, le Mexique, où les journalistes sont ciblés, l’Inde, le Ruanda, l’Azerbaïdjan et plus surprenant, le Maroc, l’Arabie saoudite, le Bahreïn et les Émirats arabes unis. Ces quatre pays ne reconnaissent pas l’État d’Israël. Or Pegasus est considéré par Israël comme une arme de guerre qui nécessite une licence d’exportation délivrée par le Ministère de la Défense. Etrange !

Il paraît que le logiciel s’autocensure : il ne permet pas d’accéder aux numéros de téléphone américains, israéliens, russes, chinois… et iraniens.

Clearview : le chasseur d’images

En 2017, la société Clearview AI (site : clearview.ai) met sur le marché un logiciel capable de reconnaître une personne au départ d’une photo. Son existence est révélée par un coup de filet magistral aux États-Unis : un suspect a été arrêté grâce à une photo prise par un témoin. Or, le suspect n’avait ni permis de conduire, ni numéro de sécurité sociale, autant dire qu’il n’existait. Clearview l’a identifié et localisé.

Le logiciel compare des milliers de photos d’une base de données et en retire l’identification de la personne. La police de Los Angeles possède 8 millions de photos, celle de Floride, 47 millions, le FBI, 411 millions et Clearview… 3 milliards ! Toutes les photos détenues par Clearview ont été puisées (par web scrapping) dans les bases de données des réseaux sociaux (Facebook, Linkedin, etc.) et des sites de rencontre. Comme dans les projets PRISM et Pegasus, la (re)connaissance d’une personne donne accès à tous ses contacts.

La société déclare ne vendre son logiciel qu’aux forces de l’ordre et à l’armée, mais elle compte le géant de la distribution Walmark parmi ses clients ! Elle s’enorgueillit de plus de 3000 utilisateurs et son logiciel intéresse de nombreux pays dont la plupart des pays européens y compris la Suisse… et tous ceux qui ont acquis Pegasus.

Le crédit social en Chine

Illustration parue dans Science & Vie de juillet 2021

La photo précédente est commentée comme suit : « En Chine, des caméras de surveillance effectuent un scan facial et affichent les données des passants. Cette technologie soutient le système du crédit social où chacun dispose d’un capital point qui s’érode à la moindre infraction ». Ce commentaire, partial et partiel, ne doit pas nous étonner venant d’un pays, la France, où les automobilistes ont un permis à points dont le capital s’érode à la moindre infraction. Mais comparaison n’est pas raison. Analysons le système chinois en remontant à son origine.

Tout commence en 2000. Le marché international est ouvert à la Chine, mais ses entreprises ont très mauvaise réputation : non respect des prix et des délais, vol de technologie, paiements aléatoires, etc. Le gouvernement décide de mettre de l’ordre et charge la Banque populaire d’installer un système inspiré du « score de crédit » appliqué par les banques aux États-Unis pour démontrer l’intégrité commerciale des entreprises chinoises.

La société Alibaba (AliExpress), concurrent chinois d’Amazon, met en place un système identique pour ses clients en 2015 : Sesame. Les clients reçoivent une note de 950 à 350 prenant en compte le taux de produits renvoyés, le respect des délais de paiement, la complétude des informations personnelles fournies, les avis émis sur les produits, etc. En dessous de 600, les clients sont exclus. Ce contrôle se double d’un système de récompense. Les bons clients ne paient plus d’acompte et reçoivent des facilités de paiement ou des prêts.

L’État s’intéresse au système d’Alibaba : il veut étendre la notation à tous les citoyens par un système de punition et récompense. Le crédit social est lancé. Les objectifs (avoués) sont multiples :

  • Réduire l’endettement des citoyens
  • Augmenter le niveau de civilité : privilégier l’harmonie sociale
  • Rendre les villes plus propres
  • Rendre la justice plus crédible.

Actuellement, le projet est en test dans quelques villes comme Nankin qui compte 8 millions d’habitants. Le crédit passe de 950 (excellent) à 350 (mauvais) mais peut se réduire à 0… pour une période d’un an.
Pour fixer le crédit, toutes les donnés disponibles sur les citoyens sont exploitées (le Big Data) : habitudes de consommation, comportement professionnel, données bancaires, présence sur les réseaux sociaux, etc. Rembourser ses dettes augmente le crédit, comme faire un don de sang, respecter le code de la route, obtenir un diplôme, acheter des langes (?). Par contre acheter des produits de luxe, de l’alcool, du tabac fait chuter le crédit. Il va sans dire que critiquer le gouvernement érode drastiquement le crédit, plusieurs journalistes en ont fait les frais.
La cotation n’est pas uniforme, elle peut varier d’une région à l’autre. Certaines régions vont accorder plus d’importance à la propreté des villes d’autres à la circulation dans les rues.

Les « bons citoyens » se voient récompenser : ils bénéficient d’une réduction de 50% sur les services publics (transports, musées, bibliothèques). Ils peuvent bénéficier d’un prêt à taux préférentiel pour l’achat d’un appartement ou d’un véhicule (électrique). La procédure d’obtention d’un visa est simplifiée. A Nankin, la ville test, 18.000 personnes ont un score de 950.
Par contre, les « mauvais citoyens » ne peuvent plus acheter de billets d’avion ou de billets de train à grande vitesse. Ils ne peuvent plus obtenir de crédit et leurs enfants n’ont plus accès aux écoles privées.

Comment réagit la population ? Globalement, elle est favorable au système de crédit social qui accroît la sécurité et la confiance. Il est vrai que la photo des personnes malhonnêtes peut être affichée dans les gares ou les centres commerciaux lorsqu’ils y sont présents. Mais la réaction de la plupart des citoyens est positive : « Ils sont indignes de confiance, il faut le faire savoir ».

Bien entendu, en Occident, l’accueil est nettement moins enthousiaste. On affiche une défiance et un rejet total du système par manque de réflexion critique : la perception de la vie sociale est différente en Occident et en Asie. Les Asiatiques aspirent à l’harmonie sociale, alors que l’Occidental met en avant le concept de liberté individuelle, même si celle-ci est de plus en plus rogné comme l’a montré les restrictions dues à la pandémie. Les Occidentaux oublient que leur code civil, basé sur celui de Napoléon comportait dans sa préface de 22 pages : « la liberté individuelle est inaliénable, mais elle doit s’effacer devant l’intérêt général« . Ils oublient également que la surveillance est déjà omniprésente. Nice vient de se doter d’un système de reconnaissance faciale. Tout comme l’égalité et la fraternité ont disparu, la liberté fout également le camp !

Les Jeux olympiques de Tokyo

Les Jeux olympiques ont débuté à Tokyo… sans spectateurs. Pourtant le Japon a dépensé des millions de dollars pour que ces jeux soient les plus sûrs jamais organisés.

Pour faire face à l’afflux (espéré) de touristes, le Japon pensait recruter des milliers d’agent de sécurité et d’accueil. Mais il a bien fallu se rendre à l’évidence, le recrutement n’a pas été un succès, plus de 10.000 postes n’ont pas pu être pourvus. Le Japon a la population la plus vieille du monde, il a perdu 400.000 habitants en 2019 !

Faute de main d’oeuvre, le Japon s’est tourné vers les technologies et particulièrement vers la surveillance par caméra associée à l’intelligence artificielle.
La société ALSOK a mis au point un robot qui arpente les couloirs du métro. Il peut renseigner les touristes comme une agence de tourisme, mais il surveille également les déplacements et surtout les bagages. Si une personne dépose un bagage et s’éloigne, une alerte est lancée et la personne est suivie par les caméras.

NEC (Nippon Electric Corporation) a été chargé de la surveillance par reconnaissance faciale. Les 43.000 athlètes et les accompagnateurs ont été fichés et leurs accès aux différents sites sont facilités.

Mais la médaille d’or de l’innovation revient à la société Earth Eyes pour son logiciel d’analyse comportemental. Il permet de détecter une personne agressive, ou une personne en détresse. Il repère également les voleurs et les pickpockets. Ce logiciel est amené à un brillant avenir dans les centres commerciaux, dans les gares et dans tout endroit où la foule se presse.

Incroyable !

Alors qu’ils ont institutionnalisé l’espionnage des communications, les États-Unis viennent de mettre en garde les agences de sécurité des pays alliés contre un éventuel espionnage par les smartphones chinois (juillet 2021). Ils ont demandé de prévenir les citoyens des risques encourus et de leur déconseiller l’achat de ces appareils.