L’empire mongol

La période dont je vais parler est pour le moins déconcertante. À une guerre dévastatrice sans précédent, va succéder une ère de paix, de prospérité et de tolérance. À la disparition quasi complète de l’islam en Asie, va succéder sa résurrection et son renforcement.

Empire mongol à son apogée. (En jaune les peuples nomades asservis, les flèches indiquent les routes commerciales)

Gengis Khan

Temudjin est né dans une tribu mongole nomade de la vallée de l’Onon, dans le nord de la Mongolie actuelle, vers 1162. Il est le deuxième fils d’un chef de clan et n’est pas appelé à une grande destinée. Et pourtant ! Lorsque son père meurt, la direction de la tribu est assurée par un autre clan. Temudjin se réfugie dans la tribu de son épouse, Börte dont il aura quatre enfants : Jochi, Djaghataï, Ogödei et Tolui. Comme on le verra, le pouvoir de l’empire que Temudjin va créer sera partagé uniquement par les descendants de ses quatre fils.

Börte est capturée par les Merkit, d’autres Mongols probablement christianisés, qui se vengent d’un affront que le père de Temudjin leur avait fait. En reconquérant son épouse, Temudjin pose les bases de son prochain empire. Ses alliés lui fournissent des guerriers et il remporte sa première victoire qu’il fait connaitre aux quatre coins de la steppe pour convaincre les nomades à se rallier à lui, leur promettant protection et richesse. Et ça marche ! Il parvient à fédérer la plupart des tribus nomades par alliance ou par la force.

En 1201, il se fait élire Gür Khan, « souverain universel » et son influence va grandissant grâce à ses nouvelles conquêtes. En 1205, toutes les tribus se sont ralliées à lui, il est sacré Gengis Khan, l’empereur océanique ou universel.

Après les conquêtes, l’administration. Il a enrôlé dans son armée les guerriers des différentes tribus, il charge les élites de ces tribus d’établir le registre des possessions, de prélever les taxes et de répartir les bénéfices.

En 1211, fort de l’appui des pouvoirs frontaliers dont les Kirghiz et les Ouïgours, il s’attaque à l’empire chinois. En 1215, il prend Zhongdu (Pékin) mais il faudra encore 19 ans, pour contrôler tout l’Empire. C’est une tâche qu’il confie à ses généraux, ses compagnons d’armes de la première heure.

Un peuple nomade lui échappe toujours, les Turcs kiptchak qui fuient vers l’ouest. Gengis Khan envoie une armée à leur poursuite. Elle va dévier vers le nord et s’attaquer aux principautés russes de Kiev et de Moscou, puis aux Hongrois, aux Polonais et aux Chevaliers Teutoniques. La frontière ouest se dessine.

Le calme est revenu à l’est et dans les steppes. Le commerce peut reprendre : un accord est passé en 1218 avec le shah du Khwarezm, établi dans l’Iran actuel, qui protège l’empire abbasside. C’est un accord de paix et un accord commercial. (voir l’article sur l’Empire abbasside)

Malheureusement, la même année, une caravane venant de Mongolie est attaquée et pillée à la frontière du Khwarezm. Les deux caravanes suivantes subissent le même sort. Genghis Khan demande alors réparation, mais sa requête ne reçoit pas de réponse. Humilié, il décide de châtier le coupable… et de quelle façon. Une formidable armée se met en route vers l’empire abasside dévastant tout sur son passage, elle rase les villes et massacre les habitants dans le but de transformer les terres cultivées en pâturages. Ils sont, et resteront des nomades. Le shah de Khwarezm s’étant enfui, une partie de l’armée mongole le poursuit continuant sa dévastation. Les Mongols vont parcourir près de 20.000 km, partis de la mer d’Aral, ils vont arriver sur la Volga après avoir vaincu les Iraniens, les Géorgiens et enfin les Turcs kiptchak (1223) qui occupaient l’Ukraine.

Entre-temps, Genghis Khan était retourné en Mongolie et il meurt vers 1227 lors d’une campagne en Chine ou… empoisonné par une nouvelle épouse. Il avait 65 ans.

L’art de la guerre

L’Histoire a retenu des Mongols une extrême violence envers les peuples vaincus. Cette image s’applique surtout à l’invasion de l’empire abbasside provoqué par la trahison du shah du Khwarezm. Certains historiens parlent de 40 millions de morts, dont 10 millions en Chine, soit plus de 12% de la population. Ces chiffres sont invérifiables, mais semblent excessifs. Prenons un exemple : la ville de Merv, aux mains des Khwarezmiens (ou Khorezmiens), actuellement au Turkménistan, se situait sur la Route de la soie. La ville et ses environs auraient compté 500.000 habitants. Ce qui semble énorme. Paris à la même époque abritait moins de 200.000 personnes. Soit ! Un document de l’époque de prise de Merv parle d’un million de personnes massacrées lors de la prise de la ville. Un million de morts dans une ville de 500.000 habitants ! Mais l’absurde ne s’arrête pas là. Le même document raconte que chaque guerrier mongol a reçu 400 prisonniers qu’il a dû exécuter. Un rapide calcul nous permet de savoir que les Mongols n’étaient de… 2.500 ! Où est l’erreur ?

En fait, les Mongols appliquaient les mêmes lois de la guerre que tous les peuples de l’époque : si la ville ouvrait ses portes, elle payait un tribu et des otages étaient emmenés, si elle résistait, les hommes étaient exécutés, les femmes et les enfants vendus comme esclaves. Mais les Mongols épargnaient souvent leurs ennemis pour les incorporer dans leur armée.

Les Mongols terrifiaient leurs adversaires pour les forcer à la reddition : ils propageaient eux-mêmes les histoires de massacres. De plus, chaque cavalier possédaient quatre ou cinq chevaux et lors d’une charge, tous les chevaux étaient lancés au galop, montés ou non. Ce qui provoquait la panique. L’approche d’une ville commençait toujours par cette parade. Ils étaient très disciplinés contrairement à ce que leur chevauchée laisse à penser. C’était une de leur force. Une autre caractéristique étaient leur réseau d’éclaireurs ou d’espions si l’on veut.

Les Mongols étaient passés maître dans la prise des villes (art de la poliorcétique) grâce aux techniques apprises des Chinois : machines de siège et utilisation de la poudre à canon.

Le hordes mongoles

La première idée qui vient à l’esprit quand on évoque une horde est celle d’un groupe de personnes indisciplinées causant des dommages par sa violence… C’est aussi la première définition du dictionnaire Larousse. Les hordes mongoles n’ont rien à voir avec cette définition.

Écoutons ce qu’en dit Guillaume de Rubrouck, un moine franciscain, ambassadeur du roi de France Louis IX vers 1250 : « Je crus voir s’avancer vers moi une grande cité, avec des chariots portant les maisons… La quantité de bétail, bœufs et chevaux… La multitude de moutons… »

Les hordes étaient le centre administratif itinérant des Mongols. Leur empire n’était pas dirigé au départ d’une ville. Ce sont des nomades. La configuration de la horde dépendait des circonstances : une longue file en mouvement, en cercles concentriques à l’arrêt.

Le même concept existait chez les Bédouins : la smala. Le terme est passé dans le langage populaire dans le sens de la « famille », mais à l’origine, c’est le centre administratif des nomades. Ainsi, le 16 mai 1843, les troupes françaises ont attaqué la smala d’Abd el-Kader, grande figure de la résistance à la conquête de l’Algérie.

Les successeurs de Gengis Khan

La dynastie
  • Ogodeï (1186-1241), son fils et successeur en tant que Grand Khan (règne sur la Chine et la Mongolie).
  • Djaghataï, un autre fils reçoit la Transoxiane.
  • Son petit-fils Batou (fils de Jochi) dirige la Horde d’Or en Sibérie et en Russie.
  • 1251 : Möngke (fils de Tolui 1209-1259) devient Grand Khan.
  • Hülegü, frère de Möngke, poursuit les opérations militaire au Proche Orient. Il va créer l’État des Ilkhanides.
  • 1260 : Kubilaï (frère de Möngke 1215-1294) devient Grand Khan, puis empereur de Chine. Il y crée la dynastie des Yuan.
Les conquêtes

En 1236, le fils de Gengis Khan et son successeur, Ogodeï décide de revenir à l’ouest, non plus pour punir, mais pour conquérir. Cette fois il passe par l’Inde, l’Iran, asservit la Russie, la Pologne, la Hongrie et  les Balkans. Ses troupes dévastent la Thrace et mènent des raids jusqu’en Lituanie. La Russie ne se débarrassera des Mongols qu’en 1480, sous Ivan III et les vaincra définitivement au XVIe siècle sous Ivan IV dit le Terrible. Les Mongols, soutenus par les Ottomans se maintiendront en Crimée, ce sont les Tatars actuels.

Devant le danger, l’empereur byzantin privilégie la diplomatie. Il lui envoie des cadeaux et marie deux de ses filles à des généraux mongols.

En 1256, le mongol Hülegü, khan d’Iran, prend la forteresse d’Alamut, le repère de l’ordre des Assassins, se débarrassant ainsi des Ismaéliens que les Seldjoukides n’avaient jamais pu vaincre. (voir l’article sur les Ismaéliens) Continuant sa conquête vers l’ouest, il prend Bagdad en 1258, tue le calife, mettant fin au califat des Abbassides. Il est probable que la tête du calife alla grossir les pyramides de crânes qui s’entassaient devant les villes prises par les Mongols pour apeurer leurs adversaires.

Le voici maintenant en Syrie, où il prend Damas et Alep. Il y laissa une petite garnison commandée par un chrétien, Kitbuga, car son frère, le grand khan vient de mourir et il espère bien devenir le nouveau chef de tous les Mongols.

Jusque là, les croisés avaient entretenu de bonnes relations avec les Mongols. L’Arménie et le prince d’Antioche, Bohémond VI, avaient même conclu une alliance avec eux en 1260.

Les Mongols et les chrétiens

Les chefs mongols étaient des personnages cultivés. Ils s’intéressaient à tout, toutes les ambassades étaient les bienvenues, les ambassadeurs étaient conviés à exposer leurs connaissances. La tolérance régnait en maître à la cour mongole : toutes les religions s’y côtoyaient, le bouddhisme et le christianisme surtout nestorien, le taoïsme et le chamanisme. On se rappellera que les chrétiens nestoriens chassés de l’Empire romain s’étaient réfugiés à l’est. (voir l’article) Chacun pouvait exposer sa doctrine et des discussions théologiques s’ensuivaient. Le grand khan Mongke ne déclare-t-il pas : « Nous croyons qu’il n’y a qu’un seul dieu. Mais, comme Dieu a donné à la main plusieurs doigts, il a donné de même aux hommes plusieurs voies ». Sa mère était une chrétienne. Hülegü, son frère avait une épouse chrétienne.
L’islam ne bénéficie pas du même engouement. Les Mongols le jugeaient intolérant et la charia s’opposait à la loi édictée par Genghis Khan : le yasaq ou Grande Loi. Dans cette loi, la liberté religieuse était acquise, le voleur n’avait pas la main tranchée, mais devait rembourser le montant du vol multiplié par 10.

En 1254, Louis IX, Saint-Louis, envoie un ambassadeur, le père franciscain Guillaume de Rubrouck, en Mongolie. Celui-ci a rédigé un compte rendu d’un débat, auquel il a assisté, opposant le catholicisme qu’il défendait, le christianisme nestorien, le bouddhisme et l’islam.

Les ambassades furent nombreuses entre l’Occident et les Mongols. On possède encore aujourd’hui plusieurs courriers qui ont été échangés entre les khans, les papes, les rois de France Louis IX et Philippe le Bel, ainsi que les rois d’Angleterre. Les lettres nous renseignent sur l’évolution des relations entre les Mongols et l’Occident. Au départ c’était l’incompréhension : le grand khan revendiquait la souveraineté universelle tandis que le pape lui enjoignait de venir s’agenouiller devant lui.

Voici la lettre, écrite en persan, du Mongol Güyük, fils d’Ogodeï, au pape Innocent IV qui l’avait traité de barbare et d’assassin (1246) :

À présent, vous devez dire d’un cœur sincère : nous serons vos sujets, nous vous donnerons notre force. Toi, en personne, à la tête des rois, tous ensemble et sans exception, venez nous offrir service et hommage. À ce moment-là, nous connaîtrons votre soumission. Et si vous n’observez pas l’ordre de Dieu et contrevenez à nos ordres, nous vous saurons nos ennemis. 

En 1260, Kubilaï Khan envoie une missive au contenu identique au roi de France Louis IX. Elle nous est connue par la chronique de Jean de Joinville. Le début est trompeur…

C’est une bonne chose que la paix ; car en terre de paix ceux qui vont à quatre pieds mangent l’herbe paisiblement ; et ceux qui vont à deux, labourent la terre paisiblement. Et nous te demandons cette chose pour t’avertir : car tu ne peux avoir la paix si tu ne l’as pas avec nous. Le prêtre Jean se leva contre nous (?), et … [liste de rois] et tous nous les avons passés au fil de l’épée. Ainsi, nous te demandons que chaque année tu nous envoies assez de ton or et de ton argent pour que tu nous retiennes comme ami. Si tu ne le fais pas, nous te détruirons toi et tes gens, ainsi que nous avons fait de ceux que nous avons ci-devant nommés. 

L’envoyé de Louis IX auprès des Mongols, Guillaume de Rubrouck, l’avait averti de la duperie des Mongols.

Les Mongols sont déjà si gonflés d’orgueil qu’ils croient que le monde entier voudrait faire la paix avec eux. A la vérité, si cela m’était permis, dans le monde entier, de tout mon pouvoir, je prêcherais la guerre contre eux…
En effet, ils n’ont jamais conquis aucun pays par la force, mais uniquement par la ruse.
C’est parce que les gens font la paix avec eux que sous le couvert de cette paix ils les détruisent.

Ensuite, les relations se firent plus cordiales, plus humbles : les Mongols avaient besoin d’aide et attendaient des occidentaux l’envoi d’une nouvelle croisade.

La fin de l’expansion

Alors que les Mongols tolérants occupent l’Iran, l’Irak, la Syrie et avaient mis fin au califat, les croisés qui pouvaient être les grands bénéficiaires de ces conquêtes, commirent une grave erreur stratégique. En 1260, alors que tous les khans sont retournés en Chine pour choisir leur chef, Mongke étant mort, ils donnèrent leur accord à l’armée égyptienne de Baybars pour qu’elle traverse leurs territoires sans être inquiétée, alors que le sultan était leur ennemi. Ils assurèrent même son ravitaillement et permirent ainsi la victoire des mamelouks sur un contingent mongol de 15.000 hommes laissé en Syrie sous le commandement d’un chrétien. La bataille a eu lieu à Ayn Jalut, en Palestine. L’histoire n’a pas encore expliqué cette stratégie suicidaire.

À la mort du grand khan Mongke, Kubilaï Khan, son fils, prend le pouvoir. C’est ce souverain que Marco Polo aurait rencontré. L’empire mongol s’étend alors sur quatre régions (ulus) : (1) la Chine, (2) l’Asie centrale, (3) la Russie dominée par la Horde d’Or, et (4) le khanat des Ilkhans (vice-roi), qui va de l’Iran à l’Anatolie (voir la carte). Chaque région est dirigée par un descendant des fils de Gengis Khan. Ces provinces en principe sont vassales du grand khan qui réside à Pékin, mais bientôt, elles vont s’affranchir de sa tutelle et connaître des destinées diverses.  Ainsi, la Horde d’Or va se diviser et donner naissance, entre autres, au khanat de Crimée dont les Tatars sont aujourd’hui les descendants. Le plus vaste empire jamais constitué n’aura duré que cinq générations avant de se morceler.

Pour les chrétiens, la fin est proche. En 1291, la ville d’Acre, leur dernier bastion en Palestine tombe aux mains des musulmans d’Égypte qu’ils avaient aidé à vaincre les Mongols.

Après leurs victoires sur les Mongols et les chrétiens, les mamelouks deviennent maîtres de la Syrie en plus de l’Égypte. Plus à l’est, l’Iran reste aux mains des Mongols mais le véritable pouvoir est aux mains de ministres et gouverneurs musulmans.

La pax mongolica

Leur tolérance a permis un brassage de peuples sans précédent, leur armée étant composée de combattants venant de tous les territoires conquis. Les élites locales continuaient à administrer la région et rapportaient aux fonctionnaires mongols itinérants.

De par l’étendue considérable des territoires sous la domination mongole, les routes commerciales utilisées par les marchands étaient devenues sûres, ce qui permit un accroissement considérable des échanges depuis la Chine jusqu’à l’ouest de l’Europe. Tous les pays d’Eurasie en tirèrent profit et s’enrichirent.
Le nombre de postes de péage qui freinaient le commerce s’était fortement réduit. On peut parler d’un début de mondialisation des échanges.
Les lettres de change, les dépôts bancaires et les assurances en se multipliant ont facilité le commerce sur de longues distances. L’armée était garante de la sécurité des routes qui ont été balisées.

Les poids et mesures ont été standardisés dans l’empire. Il faudra attendre la fin du XVIIe siècle en France, sous Louis XIV, pour qu’une toise de Paris ait la même valeur qu’une toise de Lyon !

Un système postal très rapide longeait les voies commerciales. Les Mongols restaient d’habiles cavaliers.

Mais tout a une fin. Vers le milieu du XIVe siècle, les territoires dominés par les Mongols se morcelèrent en khanats rivaux suite aux successions, certains khans devinrent musulmans et renoncèrent à la tolérance. Et surtout, la peste bubonique (peste noire) ravagea l’empire se propageant d’autant plus rapidement que les régions étaient interconnectées.

Macro Polo à la cours de Kubilaï Khan

Marco Polo (1254-1324) alors âgé de 17 ans, part effectuer un voyage de 24 ans qui le mènera à la cour de Kubilaï Khan. A son retour en 1295, il prend part à la guerre qui oppose sa ville de Venise à la ville de Gênes. Il est fait prisonnier. C’est dans les geôles de Gênes qu’il dicte à son codétenu le compte rendu de son expédition : le Livre des merveilles. Il est le premier Européen à mentionner le Japon et à décrire le papier monnaie. Bien qu’il n’hésite pas à mentionner dans son récit que certains événements lui ont été racontés et qu’il ne les a pas vécu, comme l’histoire du Vieux de la Montagne, le grand maître de l’Ordre des Assassins, ordre détruit en 1256 par les Mongols, certains doutent de la véracité de toute son histoire pour la simple raison qu’il ne parle pas de la Grande muraille alors qu’il prétend avoir été enquêteur-messager de l’empereur dans toute la Chine et que son apprentissage s’est déroulé à Ghanzhu… au pied de la muraille.

Gengis Khan controversé

En 2021, devait s’ouvrir une exposition consacrée à l’Empire mongol au musée d’Histoire de Nantes. Mais il faudra attendre 2024 pour voir l’exposition « Fils du Ciel et des steppes : Gengis Khan et la naissance de l’Empire mongol ». Pourquoi se retard ? La faute en revient à la Chine qui devait collaborer à l’exposition en fournissant 225 pièces rares du XIIe et XIVe siècle. Les Chinois ont exigé que certains mots disparaissent des documents officiels comme « Gengis Khan » et « Empire mongol« . Ils ont ensuite exigé de contrôler l’ensemble des productions comme les textes, la cartographie, le catalogue et la communication. Leur objectif était de faire disparaître toute référence aux Mongols… de réécrire l’histoire de la Chine.

La Chine ne renie pas la dynastie Yuan qui a régné de 1234 avec Kubilaï Khan à 1368, elle refuse de considérer cette dynastie comme mongole, pour elle, c’est une dynastie chinoise ! En Chine, les Mongols, les Tibétains, les Ouïgours sont des peuples de seconde importance qu’il faut à tout prix convertir en vrais Hans parlant mandarin.

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