Quand l’impôt n’existait pas

D’après l’article de Laurent Vissière dans le périodique Historia de septembre 2022.

Jusqu’au XIVe siècle, en France, le roi devait assumer les dépenses du royaume sur sa propre fortune. Fortune qu’il faisait fructifier par les productions de ses terres, la vente de privilèges à ses vassaux, les butins de guerre… et les emprunts aux templiers, aux banquiers italiens ou juifs, rarement remboursés.

Le peuple ne payait pas d’impôt direct, il n’était sollicité qu’en quatre occasions :

  • Pour le paiement de la rançon si le roi était capturé par l’ennemi.
  • Pour l’adoubement de son fils aîné.
  • Pour le mariage de sa fille aînée.
  • Et pour le départ en croisade.

Mais un jour, tout changea.

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Le Vatican et la Shoah

Dans un autre article, j’ai traité de la relation ambigüe de Pie XII avec l’holocauste des Juifs.
Depuis, les archives du Vatican concernant le pontificat de Pie XII ont été mises à la disposition des historiens. On n’y apprend rien de nouveau sur Pie XII, que certains historiens appellent le « pape d’Hitler » et les milieux catholiques, le « pape des Juifs« . Rien de nouveau donc, aucun scoop.
Par contre, que de révélations sur l’entourage du pape ! Je vais suivre l’analyse de Nina Valbousquet qui a étudié les archives « organisées » sous la supervision de Joseph Ratzsinger, l’ancien pape Benoît XIV afin de « faciliter la tâche des historiens ». La conclusion de l’historienne servira de préface à mon article : « La découverte des horreurs des camps n’altéra pas la profondeur du préjugé antijuif au sein d’une partie du corps dirigeant du Vatican« .

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Attila, le fléau de Dieu

Attila est un barbare sanguinaire que Sainte-Geneviève a chassé des environs de Paris au Ve siècle et que le pape Léon a stoppé devant Rome, par la seule force de la croix et de la prière. Comme d’habitude, les légendes chrétiennes ont occulté la réalité historique en lui substituant des miracles.

Attila arrêté par le pape Léon Ier (tableau de Raphaël, musée du Vatican). Dans le ciel, apparition de Saint-Pierre et Saint-Paul).
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Quand l’Islam était le centre intellectuel du monde

D’après les Cahiers de Science & Vie de mai 2013 consacrés à l’an 1000.

Aux alentours de l’an mil, l’Islam, le monde musulman, est divisé en trois califats rivaux. La capitale de chacun de ces califats connaît un foisonnement d’idées nouvelles. La soif de savoir l’emporte sur les divergences religieuses. L’Islam connaît son âge d’or, alors que l’Europe se relève péniblement des conflits de succession de l’empire carolingien moribond.

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Georges Lemaître : le dilemme de la foi

Georges Lemaître (1894-1966) est peu connu du grand public, pourtant, c’est le concepteur de la théorie du Big Bang publiée en 1927 dans une revue scientifique !

Georges Lemaître et Albert Einstein au MIT

Or, comme on peut le voir sur cette photo, Georges Lemaître était prêtre catholique. Il était professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique).
Comment a-t-il concilié sa foi, sa croyance et ses connaissances scientifiques ?

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La déchéance de l’Opus Dei

Voir l’article sur l’Opus Dei

Un décret du pape François réformant l’influente et conservatrice organisation catholique, parfois critiquée pour son fonctionnement opaque et «sectaire», est entré en vigueur jeudi 4 août 2022.
Que contient-il ?

L’Opus Dei était devenu une sorte de super-diocèse sans territoire, régi à la fois par le droit canon et ses propres statuts. Il ne rendait compte qu’au pape.
Le décret précise que l’Opus Dei dépend maintenant du ministère qui contrôle toutes des congrégations. Il devra présenter son rapport sur la situation interne et le déroulement de son travail apostolique tous les ans au lieu de tous les cinq ans auparavant.
De plus, le chef de l’Opus Dei, Fernando Ocariz, perd son titre d’évêque.

Le pape a coupé les pattes de la pieuvre, la mafia blanche.

384 : L’évêque fait plier l’empereur romain

Quand Constantin (310-337) a tendu la main aux chrétiens, s’était-il imaginé que ses successeurs auraient des comptes à rendre aux évêques ? L’empereur occupait la charge la plus élevée en prestige et en obligations au sein de la religion publique romaine, il en était le grand organisateur, le pontifex maximus, le grand pontife. Les évêques vont lui ravir ce titre et vont dicter leurs lois aux empereurs.

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